Décidément, à défaut de surseoir à toute apparition en public, le Premier ministre Kassory doit savoir encaisser les cris de détresse des parents d’élèves sur fond de propos hostiles. Du moins, jusqu’à la reprise effective des cours dans les écoles.

24 heures après avoir été hué à la Bluezone, au cœur du centre administratif de la capitale, c’est à Dubréka que le Premier ministre a été interpellé ce samedi par des femmes en colère.

«Nos enfants ne vont pas à l’école», pouvait-on entendre dans la foule lorsque le Kountigui de la Basse Guinée,  Sékouna Soumah, a clos son discours sans parler de ce sujet qui tient à cœur les parent d’élèves.

Face à l’insistance de cette voix discordante de plus en plus audible dans la foule, Elhadj Sékouna a pris l’option de reprendre le micro pour interpeller le chef du gouvernement sur la crise qui mine l’éducation. «C’est un soussou, nous devons le soutenir », temporise un autre intervenant.

Dans les bénédictions, l’imam a prié Dieu pour une entente entre le gouvernement et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), en grève depuis le 03 octobre.

Il a fallu attendre que ces femmes mécontentes et l’essentiel du public s’en aillent pour voir le Premier ministre se tirer de la Cour pour s’engouffrer dans son véhicule fumé, avec l’appui de sa garde et de jeunes mobilisés pour la sécurité. Même pas le temps de parler à la presse.

Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N04)

2 COMMENTS

    • Salut cher lecteur.
      J’ai pris ce sobriquet suite au tragique accident que nous avons subi à Foulaya. Nous étions allés à Dinguiraye pour l’inhumation de notre confrère Abdoulaye Bah. Au retour, je suis passé par Labé avec quelques confrères pour assister aux Journées de l’élevage, présidées par le Chef de l’Etat. Sur le chemin du retour à Conakry, dans un véhicule loué et conduit par un gendarme, nous avons frôlé la mort.

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