Des femmes parlementaires ont manifesté leur étonnement ce mardi, 04 décembre 2018 à l’hémicycle après avoir constaté que le projet de loi sur la parité ne figure pas à l’ordre du jour de la plénière. Le bureau de l’Assemblée, recourant aux services du ministre de la Justice, leur a donné des explications.

Elles ont exprimé leur surprise au président de l’Assemblée nationale à qui elles ont rappelé qu’il leur avait pourtant fait la promesse de soumettre ce projet de loi au vote lors de la plénière de ce mardi.

Kory Kondiano reconnaîtra son tort mais pas sans essayer de se justifier en arguant des imperfections que le texte comporterait. Je vais recourir à l’avis des spécialistes, dit-il. Séance tenante, il interpelle le ministre de la Justice présent pour la présentation de du budget de son département.

«Il y a des problèmes techniques. C’est passé en conseil interministériel et en conseil des ministres, ce n’est pas encore adopté en conseil des ministres. Quand la loi a été envoyée au secrétariat général du gouvernement, ce n’est pas passé par le ministère de la Justice. Depuis deux ou trois ans, j’exige que toutes les lois passent par le ministère de la Justice pour qu’on donne des avis techniques afin de voir l’incidence de la loi sur les autres lois qui existent. Il se trouve que cette loi (sur la parité Ndlr) a des incidences sur d’autres lois, mais qui sont corrigeables… Comme la session va jusqu’à la fin du mois de décembre, nous, à tout moment, on peut apporter ces corrections pour que ça revienne ici. Mais en l’état, on ne peut pas soumettre cette loi à votre vote puisqu’il y a des problèmes techniques à régler. Nous on a été court-circuité et il faut qu’on arrête ça en Guinée sinon on n’ira pas loin. Partout, dans la sous-région, les lois techniques passent au ministère de la Justice…. En l’état, la loi n’est pas bonne », a longuement expliqué le ministre.

Reprenant la parole, le président de l’Assemblée nationale tente de calmer davantage les femmes parlementaires dont les interpellations devenaient de plus en plus insistantes. «Faites-moi confiance», dit-il tout en promettant de tout mettre en œuvre pour que cette loi soit votée.

Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N04)

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