Pousser les autorités à démilitariser la zone Hamdallaye-Banbeto-Cosa et permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école, c’est le but recherché par le Bloc Libéral de Lansana Faya Millimono. C’est dans ce cadre que le leader et des membres du parti ont entamé une grève de la faim ce mercredi 05 décembre.

Regroupés  dans un premier temps à l’esplanade du stade du 28 septembre avant d’être délogés par les forces de défense et de sécurité pour se réunir à nouveau devant la Cour de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, ces grévistes comptent rester sans manger ni boire durant quatre jours.

«Nous ne sommes pas en période de guerre, ni en situation d’urgence encore moins en état de siège. Nous sommes en situation normale, par conséquent l’armée n’a pas sa place dans nos quartiers. La police et la gendarmerie sont les bienvenues car ce sont eux qui ont pour mission d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens», a indique Faya Millimono.

S’exprimant  sur la brutalité qui aurait été exercée sur eux par les forces de sécurité, le président du Bloc Libéral dira ceci : «Cette façon d’agir des forces de défense et de sécurité prouve que  nous sommes aujourd’hui dans une dictature. On pense que marcher c’est de la violence. Avec les autorités, les si-tins et les journées de faim  sont violents. Nous sommes dans une dictature et quand nous sommes dans une dictature, il faut la combattre. Nous devons combattre la dictature d’Alpha Condé. »

Reste donc à savoir si cette grève de la faim va faire bouger les lignes pour les deux causes concernées.

ABDALLAH BARRTY

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