Le passage du ministre de la Sécurité et de la Protection civile ce vendredi à l’Assemblée Nationale est empoisonné par la lancinante question de morts d’hommes dans les manifestations politiques.

C’est d’abord Ousmane Gaoual qui a maintenu hémicycle dans une ambiance glaciale lorsqu’il a cité exhaustivement les noms des 103 personnes tuées, selon l’opposition, par les forces de l’ordre et enterrées à Bambéto. « Ce sont vos victimes », conclut-il et rend la parole.

Après quelques interventions, Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate,  revient à la charge. Par ailleurs vice-président de l’UFDG, le député quitte son siège et va remettre la liste des 103 au ministre de la Sécurité assis à côté de son collègue en charge de la Communication.

« Tous les régimes ont leurs victimes », rétorque un autre député d’un autre camp. « Pourquoi les policiers et les gendarmes tués ne sont pas sur cette listes ? Pourquoi pas le militaire battu« , renchérit un autre.

Arrêtez ces morts, conseille l’honorable Mandjan Naiba Condé, un député du RPG Arc-en-ciel, fraîchement revenu de la Mecque.

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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