Un projet  d’envergure d’appui à la participation des jeunes hommes et femmes pour la gouvernance dans 20 communes conflictogènes a été officiellement lancé mercredi dans la salle de conférence du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune.

Avec une enveloppe financière d’un million 400 000 dollars, ce projet prendra 18 mois comme délai d’exécution. Il vise essentiellement la participation des jeunes à un cadre de dialogue permanent avec les autorités, la prise en compte des préoccupations des jeunes filles et femmes et autres personnes vulnérables, le renforcement de capacités des jeunes et la mise en place de conseils communaux des jeunes dans 20 communes conflictogènes dont 11 urbaines, 7 rurales et deux communes de convergence.

Il s’agit, le responsable dudit projet à l’UNFPA,  d’aider le gouvernement à consolider la paix, à renforcer la cohésion sociale à travers une participation pleine et effective des jeunes femmes et hommes.

«C’est d’appuyer la mise en place des conseils communaux des jeunes dans ces collectivités ciblées afin de créer une passerelle entre les jeunes et les conseillers municipaux à travers des échanges et des dialogues inter-générationnels afin de renforcer la cohésion sociale et une participation effective des jeunes au développement local à travers des outils comme le plan annuel de développement et les plans de développement locaux», a indiqué Abdourahmane Sagnane qui mentionne plus loin que les attentes sont surtout un changement de mentalité de la couche juvénile, que les jeunes soient des acteurs de consolidation de la paix et de renforcement de la cohésion sociale

Le ministre en charge de la Jeunesse, Mouctar Diallo, se réjouissant de ce projet, a tenu à rappeler la place accordée aux jeunes dans le projet de société du chef de l’Etat.

«Le rôle et la place des jeunes hommes et femmes dans le mandat du chef de l’Etat est un crédo. La participation des jeunes à la vie de la société et à la prise de décision dans tous les domaines reste un défi pour la construction d’une Guinée libre et prospère qui doit être un havre de paix. C’est en cela que le présent projet garde toute son importance et toute sa pertinence car il vient combler cette lacune due à l’absence de cadre de dialogue et la non-inclusivité des processus décisionnels souvent source de tensions et de conflits. Le caractère innovent de ce projet réside dans son approche de l’inclusivité et de   la participation de l’ensemble des catégories de jeunes à la gouvernance locale. Nous sommes sûrs que ce projet permettra aux jeunes de s’affirmer et d’être actifs dans le processus du renforcement de la paix et de la cohésion sociale», dira Mouctar Diallo.

Présent à cette cérémonie, le coordinateur du système des Nations Unies par intérim, Joseph Kizerbo, n’a pas manqué de rappeler que ce projet «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre par l’État guinéen de la résolution 2250 du conseil de sécurité des Nations Unies qui exhorte les Etats membres à examiner les moyens d’accroître la représentation inclusive des jeunes et des femmes dans la prise de décisions».

Il faut souligner que quatre départements ministériels : le ministère de la Jeunesse, celui de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, le ministère de l’Administration du Territoire et celui en charge de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, sont concerné par ce projet d’envergure. Ces ministères sont  appuyés par les agences du système des Nations Unies (UNFPA, UNESCO et UNICEF).

Diop Ramatoulaye

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