La publication d’une note circulaire portant sur une décision prise par le secrétaire général du Conseil national de la transition concernant l’évaluation des fonctionnaires parlementaires est loin de faire l’unanimité. Plusieurs fonctionnaires parlementaires se sont donné rendez-vous ce 2 avril 2025 au Palais du Peuple pour manifester leur colère.

Présent sur les lieux, le secrétaire général du bureau du syndicat de l’administration parlementaire, Ismaël Gassim Kalissa, revient sur le motif de la mobilisation des travailleurs.
« Cette mobilisation fait suite à une décision du secrétaire général de l’administration portant sur l’évaluation des fonctionnaires parlementaires. Selon cette décision, l’argument principal repose sur le nombre jugé pléthorique de fonctionnaires parlementaires. L’évaluation vise donc à mettre fin au contrat d’une catégorie d’agents ne répondant pas aux attentes du bureau du CNT. C’est ce qui a suscité la révolte des fonctionnaires parlementaires et conduit à cette mobilisation ce matin », soutient-il.
Plus loin, le SG du bureau du syndicat martèle que cette évaluation est un processus normal mais ne doit pas être un prétexte pour licencier des travailleurs.
« Nous ne sommes pas contre le principe de l’évaluation, c’est un processus normal qui permet de corriger les insuffisances. Mais elle ne doit pas être un moyen de mettre fin à des contrats de travail. Certains employés sont ici depuis 5, 10, voire 30 ans. Ce sont des emplois qui sont devenus des droits acquis. On ne peut pas simplement jeter ces gens du jour au lendemain », affirme Ismaël Gassim Kalissa.
Suite à la pression syndicale, un échange a eu lieu la veille entre les représentants des travailleurs et le secrétaire général de l’administration parlementaire, au cours duquel les travailleurs ont exprimé leur opposition à cette mesure et demandé des discussions approfondies avant toute mise en œuvre.
« Nous avons rencontré le secrétaire général hier soir pour comprendre les motivations de cette décision. Nous avons fait savoir que nous sommes ouverts à la négociation et que nous voulons discuter de l’inopportunité de cette mesure », a affirmé Ismaël Gassim Kalissa.
Aliou Diaguissa Sow
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