Ouvert le 18 mars dernier devant le tribunal criminel de Mafanco, le dossier opposant Abdoulaye Nestor Bouré à Mariame Djènè N’Diaye, âgée de 21 ans, qui selon lui est sa fiancée, a été jugé. Le jeune homme était accusé d’avoir violé celle qui était censée devenir son épouse.
Il est à noter que, dans une déclaration faite devant le juge d’instruction le 20 octobre 2024 et rapportée par le président de l’audience, la partie civile s’était désistée de toute action judiciaire. La victime avait même demandé au tribunal d’accorder sa clémence à son fiancé.
Malgré ce désistement, le ministère public n’a pas renoncé aux poursuites. L’acte a eu lieu au quartier Entag Wassa-Wassa, dans la commune de Tombolia. Selon la déposition de Mariame Djènè N’Diaye devant le juge d’instruction, Abdoulaye Nestor Bouré aurait introduit ses doigts dans son intimité sous la contrainte.
Dans sa déposition, l’accusé reconnaît avoir forcé Mariame Djènè N’Diaye.
« Le 22 février 2024, je lui ai écrit un message. Je lui ai demandé de venir me retrouver à la maison. Elle est venue à 10 heures. Je lui ai demandé si elle était d’accord pour qu’on fasse l’amour. Elle a dit non. Je l’ai alors forcée en la jetant sur le lit. Ensuite, je l’ai raccompagnée chez elle. Ses parents ont vu les traces de sang. Son frère, qui est militaire, m’a frappé avec sa ceinture », a raconté l’accusé, précisant qu’ils étaient ensemble depuis un an et cinq mois et avaient un projet de mariage.
Après la phase de questions-réponses, le tribunal a déclaré les débats clos et a donné la parole au ministère public pour ses réquisitions.
« Il y a eu pénétration, contrainte et violence », a affirmé le représentant du parquet. Il a requis la culpabilité de l’accusé pour viol et demandé une peine de dix (10) ans de réclusion criminelle, conformément à l’article 268 du code pénal.
La défense a plaidé pour de larges circonstances atténuantes. Maître Thérèse a également invoqué l’article 116.4 du code pénal, justifiant sa plaidoirie par le fait que son client est un délinquant primaire et aurait agi de bonne foi lors de l’interrogatoire.
Pour sa défense, l’accusé a une fois de plus demandé pardon au tribunal.
Dans son verdict rendu ce 25 mars 2025, le juge Mohamed Sangaré a déclaré Abdoulaye Nestor Bouré coupable des faits de viol qui lui étaient reprochés. Pour la répression, il l’a condamné à trois (3) ans d’emprisonnement.
Mamadou Macka DIALLO
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