Acquisition des extraits de naissance biométriques: le chef de service adjoint de l’état civil de la commune de Ratoma apporte des précisions

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à la Rédaction de guinee114.com en début de semaine, Aliou Souaré, chef de service adjoint de l’état civil de la commune de Ratoma (Conakry), a tenu à apporter quelques précisions au niveau de certains points concernant l’acquisition des extraits d’acte naissance biométriques obligatoires pour avoir la carte d’identité nationale biométrique.

Tout d’abord, Aliou Souaré est revenu sur la procédure à suivre notamment les dossiers à fournir, de même que les démarches à effectuer (dépôt de l’argent à la banque).

Ensuite, il a parlé des difficultés que leur service rencontre dans son fonctionnement. Avant d’inviter les autorités à mettre les compétences à leur disposition pour qu’ils puissent corriger sur place les erreurs produites sur les actes de naissance.

« Actuellement on est en train de faire les cartes d’identité biométriques. Mais pour les avoir, il faut venir chez nous d’abord, avoir l’extrait de naissance biométrique. Pour l’avoir (extrait de naissance biométrique), il faut déposer de l’argent à la banque ; il faut avoir un ancien extrait ou bien si tu as un passeport, photocopier tout ça, tu nous envoies. Nous on essaye de t’identifier. Mais on a des problèmes parce que c’est une nouvelle technologie. On a un personnel qui vient juste à peine cinq (5) mois de commencer ce système. Il n’est pas exclu qu’ils fassent des erreurs. Il n’est pas exclu que le citoyen qui est habitué à envoyer son voisin seulement pour venir déclarer une naissance qu’il y ait une erreur sur l’acte. Et quand l’erreur-là est reproduite, nous n’avons pas la compétence de la corriger. Il faut se référer en haut (à la base des données) et en se référant en haut, actuellement on dépose. Il y a plus de trois mois de dossiers ; plus de cent (100) personnes de correction ; on n’a pas pu corriger. Si on ne donne pas au service la capacité de corriger, un jour, ah ! la population viendra vers nous et nous serons impuissants de les bloquer. Et puisque nous voulons améliorer, vraiment, nous appelons la presse, les sages, l’autorité et tous les acteurs de la vie socio-économique de notre pays, de s’impliquer pour que non seulement les gens prennent le courage de venir prendre leurs actes de naissance, ça leur donne droit à tout. Mais aussi à l’autorité, pour qu’elle donne la compétence aux services d’état civil de pouvoir corriger sur place certains faits. On n’a pas dit à la portée de tout le monde mais au moins au niveau du chef de service pour pouvoir corriger sur place au lieu de nous créer des problèmes avec les citoyens dont les 80% sont analphabètes et ont des actes à 80% produits par des analphabètes où il y a toujours des va et vient. Et l’acte biométrique c’est pour éviter tout ça », a expliqué Aliou Souaré, chef de service adjoint de l’état civil de la commune de Ratoma.

À noter que la République de Guinée est à sa première expérience concernant cette nouvelle technologie qui consiste à mettre à la portée des citoyens des extraits de naissance et cartes nationales d’identité biométriques.

Mamadou Macka Diallo

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