Assemblée/Contrôle des commissions parlementaires: bagarre à huit-clos entre les députés Koureissy et Badiko Bah

Assemblée/Contrôle des commissions parlementaires: bagarre à huit-clos entre les députés Koureissy et Badiko Bah

Après avoir vu la commission Education lui échapper au profit de son challenger Koureissy Condé, le député Mamadou Badiko Bah a encore du mal à digérer son échec. Estimant être plus légitime que l’ancien médiateur de la République pour diriger la commission éducation, il ne cache pas sa déception. Ce conflit qui était jusque-là à l’interne, a été finalement porté sur la place publique à travers un débat à la radio.

«Je connais le système éducatif guinéen qui est complètement mort et qu’il faut ressusciter. J’ai fait mes preuves en la matière. J’ai enseigné dans les universités. Donc j’ai une expérience éducative. J’ai demandé d’être le responsable de la commission éducation à l’Assemblée en promettant de travailler réellement dans la convivialité pour qu’on arrive à des résultats pour sauver réellement l’éducation et sortir de ce problème partisan au profit de l’intérêt national. Mais on a dit non ! C’est attribué à quelqu’un. Vous pouvez être vice-président ou je ne sais pas quoi. J’ai dit non, ça ne m’intéresse pas», révèle l’honorable Mamadou Badiko Bah, président de l’Union des forces démocratiques (UFD) dans une émission chez nos confrères de Soleil Fm.

Il n’est pas le seul à ne pas avoir ce qu’il voulait. Invité également dans la même émission, un autre député se réclamant lui aussi de l’opposition, estime que Badiko devrait accepter son sort, révélant que lui aussi avait voulu avoir la commission Finances mais en vain.

«Dans toutes les Assemblées au monde, on privilégie la négociation dans un premier temps. Si la négociation ne passe pas, alors on procède au vote. Ça ce n’est pas propre à la Guinée. On a été obligé d’accepter l’inacceptable. Parce que si on passait au vote avec les principes majoritaires, je pense qu’on aurait obtenu ce qu’on a eu. Personnellement, je voulais diriger la commission Finances ou celle des Affaires étrangères mais je n’ai pas eu», rétorque le leader du parti Génération citoyenne (GECI), l’honorable Mohamed Soumah, cinquième vice-président de l’Assemblée nationale.

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A rappeler que la présidence de cette commission Education est surtout un lot de consolation pour Koureisy Condé, qui visait plus grand en voulant être troisième vice-président de l’Assemblée Nationale.

Mamadou Kouyaté