Dansa Kourouma sur la réclamation de réouverture des mosquées: « Il y’a toujours des mains de certains responsables religieux derrière »

L’article paru cet après midi sur votre site > est une transformation mensongère et tendancieuse de mes propos sur les GG. Nul part je n’ai fait allusion à un quelconque soutien à la CODECC, dont je ne suis aucunement membre. Le titre de l’article est militant et partisan voir même pernicieux. Il ne résulte pas du journalisme mais du militantisme pur et dur. J’ai dit au journalistes de poser les questions destinées à la CODECC a ses promoteurs pas à moi. Le débat sur le troisième mandat est une fuite en avant et une préparation malicieuse de l’opinion à vouloir accepter l’imposture. Voici les prévisions sur le sujet: C’est aussi ça la presse guinéenne! Imaginations, calomnies, amateurisme. Je veux être clair avec vous: 1) le CNOSCG que je préside est une structure indépendante, apolitique et citoyenne. 2) mettez nous en dehors de la politique politicienne yandi. Nous nous battons pour l’amélioration de la démocratie, des droits humains et surtout des conditions de vie des populations. 3) le combat politique ne nous intéresse pas du tout, mais notre combat est citoyen. 4) vos histoires de troisième mandat mettez nous en dehors de ça yandi. C’est comme ça vous avez formater l’opinion au pire. 5) nous allons pas nous liguer à des partis politiques pour nous détourner de nos objectifs, valeurs et principes. Heee retenez ça maintenant. Pour clore donc, je persiste et signe c’est pas aux partis politiques ou leurs militants de juger mon travail et mon combat mais c’est le citoyen guinéen sain d’esprit qui n’est pas obnubilé par des toxines politiciennes ou ethno cistes. Le CNOSCG dans ses principes et valeurs ne fera pas partie et se liguera jamais à une quelconque entité politico-sociale même pour défendre des causes sociales. En t’avance > sans elle la démocratie n’a pas de sens. Mais tous les citoyens ont le droit de prendre des initiatives pour défendre leur opinion et leur idées dans le respect de nos lois. Note de la rédaction Que Dansa Kourouma traite quelqu'un de notre rédaction de militant, c'est le cimetière qui se moque de la morgue. Mais nous lui laissons la responsabilité de ses propos et savons que notre confrère saura excuser cette autre offense. Lisez ci-dessous les propos de Dansa Kourouma chez nos confrères des GG, décryptés par notre reporter comme nous le faisons souvent avec des acteurs publics qui passent dans cette émission de grade écoute. “Le même droit qu’a eu le FNDC (Front national pour la défense de la constitution) de se constituer entre sociétés civiles et partis politiques pour défendre la souveraineté du peuple, la CODECC a le même droit pour réclamer et défendre la souveraineté du peuple. En tant qu’intellectuel, sur ma compréhension du concept, je dirais que le changement dans la continuité peut vouloir dire aussi la continuité politique avec un parti politique qui est au pouvoir qui veut défendre et préserver des acquis politiques, économiques et sociaux. Mais il n’est expressément exprimé nulle part que c’est un troisième mandat pour Alpha Condé”,  d'Alpha Condé: Dansa Kourouma apporte «son soutien» à la CODECC

Les populations des préfectures de Coyah, Dubreka et Kamsar ont récemment manifesté contre la prolongation de fermeture des lieux de culte, notamment les mosquées. Docteur Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Socitété Civile, estime que le contexte actuel n’est pas favorable à une remise en marche de ces lieux. Il l’a fait savoir chez nos confrères de Soleil FM.

La fermeture des mosquées et églises est l’une des mesures en vigueur dans la lutte contre le Coronavirus. Mais celle-ci n’est plus acceptée à Coyah, Dubréka et Kamsar. Dans ces trois villes périphériques de Conakry, la pression en faveur de la réouverture des lieux de culte s’intensifie.

« Il faut éviter la réouverture forcée des mosquées. Et s’il doit y avoir une réouverture, il faut que ça soit fait de façon concertée entre les autorités religieuses, sanitaires, sécuritaires et celles locales, avec un travail préalable de réflexion sur les modalités de réouverture. Si c’est une réouverture progressive, en prenant soin de faire respecter les mesures barrières, je pense qu’on ne peut pas écarter une telle réflexion. Mais je crois que les conditions ne s’y prêtent pas actuellement pour aller à une réouverture forcée des mosquées. Sinon ces lieux de culte seront un facteur de propagation de la maladie. Ils seront même un lieu de refuge de certains cas confirmés parce que tout le monde a accès à la mosquée. Il faut donc utiliser le bâton et la carotte», conseille-t-il.

Docteur Dansa Kourouma exhorte les autorités à revoir le plan de riposte contre le Coronavirus. Il soutient que les responsables religieux doivent être accompagnés et soutenus en cette période où les lieux de culte sont fermés.

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« Le plan de riposte national Covid19, dans sa partie renforcement de la solidarité, n’a pas été efficace. Sinon il faut créer des conditions pour soutenir les responsablesa religieux en cette phase pour qu’ils soient soulagés. C’est-à-dire l’appui aux imams et aux Chef religieux n’a pas été effectif », souligne-t-il.

Malgré les protestations de rue que la fermeture des lieux de culte commence à provoquer dans le pays, Docteur Dansa Korouma appelle au maintien de la mesure. Selon lui, des responsables religieux seraient derrière les situations qui ont récemment prévalu dans les préfectures de Coyah, Dubréka et Kamsar “il faut que les mosquées restent fermées jusqu’à ce nous constations une chute de la courbe puisqu’on a accepté que les lieux restent fermés pendant tous ces mois. C’est pas à cause de la manipulation de certaines personnes qu’on puisse créer des situations inconfortables. Il ne faut pas politiser l’épidémie. Les pays les plus puissants du monde se sont écroulés devant le Covid-19. C’est pas la Guinée qui fera exception. Respectons les actions des autorités pour sortir de cette maladie. Il faut un dialogue entre les responsables sanitaires et les Chefs religieux parce que les décisions d’ouverture des mosquées ne sont pas anodines. La population ne peut se lever subitement pour aller ouvrir les mosquées. Il y’a toujours des mains de certains responsables religieux derrière“.

Mamadou Kouyaté