Défense des droits humains en Guinée : la « neutralité » du représentant de Human Right Watch remise en cause

Le Forum des Jeunes Africains pour la Promotion de l’Union Africaine (FJAPUA) était devant la presse à Conakry, ce mardi 30 mars 2021, pour parler de la « dépolitisation de la société civile guinéenne ».

Au cours de cette rencontre, un rapport d’enquête de moralité sur certaines personnes, « militantes de l’UFDG », déguisées en acteurs de la société civile et représentants des organisations internationales de défense des droits de l’homme en Guinée a été rendu public.

Le nom du journaliste spécialiste des mines, Akounba Diallo, celui d’Abdoulaye Oumou Sow du FNDC et de Mohamed Hady Barry représentant de Human Right Watch en Guinée ont été cités, à titre d’exemple par Mohamed Chérif, président du FJAPUA.

« Nous avons le cas spécifique de Human Right Watch. Le cas le plus caractéristique est celui de Mohamed Hady Barry, représentant de Human Right Watch en Guinée. Monsieur Barry est dans l’arène politique guinéenne… Si les autres représentants des organisations de défense des droits de l’homme prennent des précautions pour ne pas afficher leurs appartenances politiques, monsieur Barry expose son affiliation à un parti politique de façon ostentatoire. De telle manière qu’une simple consultation sur son compte Facebook cela édifierait Human Right Watch sur son engagement politique… La quasi-totalité de sa publication est celle du gouvernement et les éloges des partis de l’opposition », a dénoncé Mohamed Chérif.

Par ailleurs, Mohamed Chérif a remis en cause les rapports de Human Right Watch publiés sur la Guinée et qui épingle le pays pour le non-respect des droits de l’homme. « Nous ne disons pas que tous ces rapports sont faux, mais ceux qui sont censés faire ces rapports n’ont pas la légitimité de les faire. C’est ça la vérité », a-t-il martelé.

 

Mamadou KOUYATÉ

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