Elections non crédibles: la présidence guinéenne répond à la France

Kiridi Bangoura à l'opposition: «on ne peut pas aller à un dialogue avec des préalables»

La France, à travers un communiqué largement relayé dan la presse guinéenne, a rejeté les élections tenues le 22 mars en Guinée. Parlant d’élection non crédibles, le communiqué de la France pointe aussi du doigt la répression ayant fait plusieurs morts.

Au lendemain de la publication de ce communiqué, c’est Kiridi Bangoura, secrétaire général de la présidence guinéenne, qui est monté au créneau pour renvoyer l’ascenseur à la France chez nos confrères des Grande Gueules.

«J’aurais aimé que cette déclaration vienne de l’Ambassade des Etats Unis qui a pris la peine d’observer  le processus. Mais c’est déclaré par un pays qui n’avait pas d’observateur sur le terrain ni daigné fournir un effort local d’observation sur place du déroulement du scrutin. L’Ambassadeur des Etats unis, le personnel de l’Ambassade des Etats unis a pris la peine de sillonner tous les bureaux de vote et d’avoir son point de vue. On est dans un exercice où il faut savoir mesure gardée tous. Et nous, et nos partenaires, et les pays et les organisations : modestie, mesure et gravité de la situation pour que les mots qui sont utilisés soient des mots responsables de chacun.  Comment vous pouvez juger un scrutin dont vous n’avez participé ni à l’observation à l’organisation. Et vous n’avez envoyé personne pour attester de tout cela. Maintenant, si les affirmation d’une ONG guinéenne suffisent pour définir la politique extérieure de la France, et qu’il y a parti pris dans ce sens-là, nous aviserons», a-t-il répliqué.

TAC

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