FNDC: le collectif des anciens membres du CNT jette l’éponge et menace

C’est désormais officiel. Le collectif des anciens membres du Conseil National de la Transition (CNT) n’est plus du Front National pour la Défense de la Constitution. C’est ce qu’a laissé entendre Aboubacar Dansoko qui se dit être son secrétaire exécutif. C’était ce matin lors d’une conférence de presse à Conakry.

Dans une déclaration lue par lui-même, il a indiqué que le collectif prend acte de la nouvelle constitution et de la nouvelle Assemblée Nationale. “Le collectif a pris acte de la mise en place d’une nouvelle constitution et d’une nouvelle institution législative lesquelles, on espère et on souhaite, oeuvreront sans relâche dans le sens de l’apaisement, de la paix, du développement et la consolidation d’une République de Guinée riche et harmonieuse. Le collectif encourage les acteurs politiques notamment ceux de l’opposition extra-parlementaire à prendre acte de l’organisation du double scrutin du 22 mars 2020 et de toutes ses implications dans le but de contribuer à l’apaisement, et au redressement économique post Coronavirus, à faire le point sur une stratégie globale de recherche de solutions démocratiques aux problèmes qui se posent actuellement à la Guinée”.

Face à la menace du FDNC de reprendre les manifestations de rue, le collectif n’exclut pas de porter plainte contre ses désormais anciens compagnons de lutte pour la défense de la constitution de 2010.

« Le collectif suggère à tous de s’abstenir de toute contestation, pouvant impliquer la population guinéenne, durement éprouvée par le cercle vicieux des manifestations et répressions auxquelles il est loisible d’ajouter la pandémie du Coronavirus. Le collectif demande avec insistance aux acteurs sociaux, particulièrement au FNDC, Constitution dont les membres du CNT sont les géniteurs, de s’abstenir de se servir de ce prétexte pour entraîner des mouvements de foules, au risque d’élargir la base de la contamination au Coronavirus. Le collectif demande aux acteurs sociaux de privilégier le dialogue, la concertation dans une démarche républicaine, construite et respectueuse des principes démocratiques. En tout état de cause, dans une démarche hautement citoyenne, le collectif pourra user de son droit pour porter plainte non seulement au niveau des juridictions nationales mais également à celles supra- nationale contre toute personne ou organisation qui s’évertuerait à mettre en danger la vie et la santé des citoyens guinéens, pour quelque prétexte que ce soit », a-t-il dit.

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Diop Ramatoulaye
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