Fuite des dossiers confidentiels de l’Etat: Abdoulaye Kourouma invite le gouvernement à présenter des excuses publiques

La réserve émise par la Banque Mondiale sur le plan de riposte sanitaire, économique et sociale du gouvernement guinéen, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, dans son volet énergie, continue d’alimente les débats à Conakry. Ce, malgré les explications données par la primature ce lundi, 27 avril 2020. L’honorable Abdoulaye Kourouma traite de “malhonnêtes” les responsables du faux montant transmis à l’institution financière.

« Je vous ai toujours dit que ce pays regorge quatre types de cadres. Vous avez de très bons cadres malhonnêtes, des cadres honnêtes très médiocres, des cadres, à la fois, médiocres et malhonnêtes et des bons cadres censés gérer les affaires du pays qui sont ségrégués à cause de leur appartenance politique et éthique. Comment voulez vous que les choses soient transparentes si le pays est géré ainsi ? Donc rien n’est surprenant dans ce pays. Je vous parle en tant que consultant. On est confronté aux problèmes de surfacturation chaque fois qu’on a un petit contrat avec les institutions financières internationales. Donc, ça n’a pas commencé par ça » , déclare-t-il.

Autre fait dénoncé par l’élu, c’est la fuite du dossier sur les réseaux sociaux: « Ça déshonore la République que les dossiers confidentiels de l’Etat se retrouvent sur les réseaux sociaux. Je pense que la fuite vient de la primature. Ça c’est pas du tout professionnel. Je suis déçu par rapport à tout ce que nous avons aujourd’hui comme humiliation. C’est-à-dire que le peuple de Guinée est humilié à travers ce courrier, par la mauvaise organisation et la malhonnêteté intellectuelle de nos cadres. Ce n’est plus la peine de s’accuser mutuellement. C’est de présenter les excuses pour dire aux guinéens que de tel acte ne va plus se répéter

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Abdoulaye Kourouma propose la formation des secrétaires, des fonctionnaires et des administrateurs au secret professionnel. Il pense que c’est ce qu’il faut pour épargner le pays de tout risque de divulgation de ses documents confidentiels à l’avenir.

Mamadou Kouyaté