Instrumentalisation de la justice guinéenne: le FNDC étale ses preuves “éloquentes”

Instrumentalisation de la justice guinéenne: le FNDC étale ses preuves
Guinée-Des leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont animé une conférence ce samedi, à la maison de la presse de Guinée pour attirer l’attention de l’opinion sur ce qu’ils qualifient d’immixtion de l’exécutif dans des affaires judiciaires concernant certains acteurs dudit front, sélectivement arrêtés, emprisonnés et maintenus en prison malgré des ordonnances de mise en liberté pour certains.

Le 25 mars 2020, le comité de pilotage du FNDC a décidé de faire observer une trêve pour faire face à la pandémie de Covid19. Le FNDC parle au nom du peuple de Guinée, se bat pour le peuple. Donc en aucun cas on ne pouvait se permettre d’exposer la santé et la vie de nos concitoyens. C’est ce qui nous a motivé à observer cette trêve pour participer à la lutte contre la Covid19. Mais vous constaterez bien que parallèlement, le gouvernement guinéen qui, lui, n’a pas d’égard pour la santé de la population guinéenne, a relégué la lutte contre la Covid19 au second plan en profitant pour traquer, arrêter, kidnapper, séquestrer et maintenir en détention les militants, responsables et sympathisants du FNDC”, a expliqué Ibrahima Diallo, chargé des opérations dudit front.
Poursuivant son intervention, il rappelle qu’une “ordonnance a été prise par la présidente de la première chambre de contrôle de l’instruction de la cour d’appel de Conakry, qui ordonne la remise en liberté de notre camarade Saïkou yaya Diallo, assorti d’un contrôle judiciaire. Depuis le 21 mai 2020,  l’exécutif bloque l’exécution de cette décision prise par la cour d’appel de Conakry. Cet acte est une preuve éloquente de la main mise de l’exécutif sur le fonctionnement normal de la justice guinéenne”.
L’autre illustration de cette instrumentalisation de la justice, selon le FNDC, se trouve dans la gestion des violences survenues à N’zérékoré en marge des élections contestées du 22 mars.  “Il y a eu un conflit qui avait un mobile politique mais malheureusement qui a débordé à un conflit inter-ethnique et aujourd’hui vous avez 44 personnes jusqu’avant hier, arrêtées et détenues à Kankan. Ces personnes arrêtées sont d’un même camp, ça veut dire que toutes les arrestations opérées contre les militants et responsables du FNDC, contre les citoyens qui sont opposés au troisième mandat, sont perpétrées et orientées par l’exécutif”. 
Selon Ibrahima Diallo, c’est d’ailleurs pour ce manque d’indépendance de la justice nationale que le FNDC a décidé de se tourner vers les juridictions supra-nationales notamment la cour de la justice de la CEDEAO et la cour pénale internationale.
Mamadou Macka Diallo et Mamadou Kouyaté
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