Journée mondiale de la liberté de la presse: qui a tué Abdoulaye Bah et «éliminé» Chérif Diallo?

Journée mondiale de la liberté de la presse: qui a tué Abdoulaye Bah et «éliminé» Chérif Diallo?
Alpha Condé président de la Guinée/Image juste pour l'illustration

Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unis en 1993, sur recommandation de la 26ème session de la conférence générale de l’UNESCO, la Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée chaque 03 mai. Placée cette année sous le thème Le journalisme sans crainte ni complaisance, cette journée ne sera pas célébrée dans toutes “ses quatre dimensions”.

La journée mondiale de la liberté de la presse vise principalement à célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, évaluer la liberté de la presse à travers le monde, défendre l’indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.  Cette année, elle intervient dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19 qui empêche les grands regroupements de personnes.

Mais rien n’empêcherait en Guinée qu’on rende hommage aux journalistes ayant perdu leur vie dans l’exercice de ce métier et qu’on pense enfin à leurs veuves. Jusque-là, les familles ont soif de justice et veulent savoir. Il s’agit notamment des regrettés Mohamed Koula Diallo, ancien journaliste de Guinee7 tué au siège de l’UFDG, Chérif Diallo ancien JRI d’Espace TV disparu et, le dernier en date, Abdoulaye Bah ancien journaliste à Guineenews, mort dans des conditions jusque-là non élucidées par la justice.

La pandémie de Covid-19 n’empêche pas non plus que chacun évalue à son niveau la liberté de la presse là où il est. La Guinée, pour sa part, ne fait que s’enfoncer en termes de menace à la liberté de la presse depuis l’arrivée au pouvoir du président Alpha Condé. En 2020, au classement mondial RSF de la liberté de la presse, le pays a perdu encore trois places. De la 107ème place l’an dernier, la Guinée se retrouve au 110ème rang du classement de 2020 sur 180 pays évalués. Des journalistes menacés de mort, d’autres emprisonnés comme Lansana Camara ou encore jugés selon des procédures en totale désaccord avec la loi sur la liberté de la presse, il y en a eu à Conakry.

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A noter que l’adoption de la journée mondiale de la liberté de la presse est aussi une réponse donnée à un appel de journalistes du continent africain qui ont proclamé en 1991 la déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias.

Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N°4)