Journée mondiale de la presse : le journalisme, un métier dont il est difficile de vivre en Guinée ( Souleymane Bah )

A la différence de l’année dernière, ce 03 Mai n’a pas connu de festivités. La pandémie liée au Coronavirus en est la principale cause. Bien que très pratiqué en Guinée et ailleurs, le journalisme est un métier dont il est extrêmement difficile de vivre.

Le journaliste, quelque soit le contexte qui se présente, est toujours à la quête de l’information. Dans les pays où la démocratie s’applique, son métier est considéré comme le quatrième pouvoir après celui exécutif, celui judiciaire et celui législatif. Son principal rôle est d’informer. Mais au delà, il éduque, sensibilise et distrait. Il a pour principale préoccupation de satisfaire ses auditeurs ou téléspectateurs ou encore ses lecteurs. Où que se trouve l’information, qu’il pleuve ou neige, qu’il fasse chaud ou frais, qu’il ait risque ou danger, il ira la chercher.

Il fait assez mais gagne peu. Comme partout dans le monde, en Guinée, certains journalistes sont des pigistes. Donc ils sont payés en fonction des articles qu’ils envoient à leurs différentes rédactions. Le prix par production ne dépasse pas 25000 francs guinéens. D’autres évoluent dans la presse audio ou visuelle. Mais à ce niveau aussi, c’est pire. Nombreux sont ceux qui travaillent sans contrat. Du coup, ils peuvent être licenciés à tout moment sans aucune possibilité pour eux d’être rétablis dans leurs droits. Il y en qui restent infiniment stagiaires avec un salaire insignifiant. Le plus souvent, ce n’est pas parce qu’ils sont incompétents. C’est plutôt dû à l’égoïsme de leurs patrons. Ce sont des gens qui ne se soucient ni de la promotion de leurs travailleurs, ni des conditions de vie de ces derniers.

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Le journaliste, aux yeux de ses fans, c’est un héros voire même un dieu. Mais c’est quelqu’un qui a du mal à subvenir à ses besoins. L’argent et la bonne, ce sont des choses qu’il n’a pas. D’ailleurs c’est extrêmement difficile pour lui d’en avoir. C’est pourquoi, parallèlement au journalisme, il est souvent obligé de faire une ou d’autres activités.

Souleymane Bah