Lutte contre le COVID-19 : Me Hamidou Barry propose le désengorgement des prisons du pays

Pendant que le nombre de cas des morts grimpe dans la prison centrale de Conakry, le Gouvernement reste muet face aux appels de désengorgement de l’ensemble des prisons du pays. Sur les décès enregistrés dans ce centre pénitencier le plus grand d’ailleurs du pays, un est attribué au Coronavirus par le ministère de la justice. L’un des défenseurs des droits de l’Homme plaide pour la libération conditionnelle de certains prisonniers. Ce qui, à ses yeux, pourrait aider à la limitation de la propagation de l’épidémie dans le pays.

Président de la coalition guinéenne pour la cour pénale, maître Hamidou Barry attire l’attention des autorités sur la nécessité de désengorger les prisons “qu’on mette les gens sous contrôle judiciaire pour désengorger les prisons. Pourquoi ne pas requisitionner les hôtels, certaines universités, pour qu’on envoie les prisonniers là, pour ne pas qu’ils meurent en prison?”

Il ajoute “nous lançons un appel à Monsieur président de la République. Qu’il prenne un décret de grade. Et le ministre de la justice, qu’il prenne beacoup de libérations conditionnelles, des contrôles judiciaire, que certains détenus paient une caution de 10 millions, 15millions, pour qu’ils recouvrent leur liberté”.

Par ailleurs, Il demande un allègement de certaines mesures sanitaire, notamment le couvre-feu. Au lieu de 21h à 5h, il propose qu’il s’étende de 22h à 5h. Il fonde sa doléance sur le fait que beaucoup de denrées périssent par défaut d’être totalement vendus à temps.

Souleymane Bah

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