Mines: handicapé à vie suite à un accident, Younoussa court derrière son indemnisation à la CBK depuis 17 ans

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Younoussa Bangoura est un handicapé à vie. Il a subi un accident du train de la CBK (Compagnie de bauxite de Kindia) quand il n’avait que 9 ans. C’était en 2003 à Makia Touré, un quartier de la commune de Matoto. Depuis 17 ans, il vit sans ses bras et son pied gauche qui ont été amputés suite à l’accident.

Le tout-petit qu’il était il y a 17 ans, est aujourd’hui un adulte. En plus il est marié et père d’un enfant. Non seulement pendant mais aussi après son hospitalisation en 2003, il n’a jamais bénéficié d’une prise en charge de la part de la Compagnie de Bauxite de Kindia, pourtant propriétaire du train qui l’a transformé en handicapé à vie.

Malgré son jeune âge à l’époque de l’accident, il se souvient toujours de certains faits. “Je revenais de l’école avec les amis. Arrivé aux rails, le train m’a heurté. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre le moment où l’accident s’est produit et mon évacuation à l’hôpital. Mais je me suis réveillé voyant mes parents à côté. J’étais dans un hôpital et c’était à Donka”, raconte-t-il.

Après s’être rétabli, il a tenté lui-même d’attirer l’attention de la CBK sur son état. L’objectif était de pouvoir être indemnisé mais en vain. «Quand je suis allé à la CBK, on m’a renvoyé à la société de gardiennage LAGUIPRES. Une fois là-bas, on m’a fait savoir qu’à l’époque de mon accident, LAGUIPRESS n’était pas encore en contrat avec la CBK. Je suis allé aussi au ministère de l’Action Sociale mais ça n’a rien donné. J’ai même tenté de rencontrer la première dame. Mais jusqu’à présent, je n’ai eu gain de cause d’aucune des démarches menées», explique-t-il.

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A la différence de beaucoup de personnes souffrant d’un handicape physique, Yamoussa Bangoura ne compte pas vivre de la mendicité. Il a plutôt envie de lancer une activité génératrice de revenu. Mais confronté à un manque de moyens, il n’arrive pas à mettre cela en œuvre pour le moment.

Oury Maci Bah