Projet de nouveau code électoral: voici les lourdes sanctions prévues contre ceux qui empêchent ou appellent à empêcher les élections

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Guinée-Les rédacteurs du projet de nouvelle loi électorale se sont apparemment inspirés des évènements ayant marqué les élections du 22 mars que les leaders du FNDC et leurs militants ont empêchées à plusieurs endroits du pays.

Selon des informations confirmées à la rédaction de Guinee114.com, au moins deux «grands» articles sont consacrés à la répression sévère de ce comportement qualifié de rébellion par certains et peu démocratiques par d’autres. Si ce texte venait à être adopté, quiconque aura appelé désormais des citoyens à ne pas aller voter, comme l’avait fait le FNDC, « est puni d’un emprisonnement allant de six (6) mois à un (1) an et d’une amande allant d’un million 500 mille à deux millions de francs guinéens».

A l’article 219, selon nos informations bien recoupées, il est prévu ceci : «Quiconque trouble les opérations d’un bureau de vote, porte atteinte à l’exercice du droit électoral ou à la liberté de vote, ou empêche un candidat ou son représentant d’assister aux opérations de vote, est puni d’un emprisonnement d’un (1) à deux (2) ans et d’une amande de 1.500.000 à 2.000.000 de francs guinéens ou de l’une des deux peines seulement», rapporte un journaliste de Guinee114.Com.

A noter que le FNDC a saisi la Commission Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) pour dénoncer ce projet de nouvelle loi électorale à moins de six mois des élections présidentielles qui devraient se tenir en octobre prochain.

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