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Résurgence d’Ebola en Guinée: l’ANSS se donne jusqu’au 31 mars prochain pour éradiquer la maladie

Les autorités sanitaires guinéennes comptent venir à bout de la maladie à virus Ebola qui vient de ressurgir en Guinée plus précisément en région forestière.

Pour y arriver, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire mise sur la vaccination en ceinture et en cerclage pour toucher tous les cas contacts des victimes. Un laboratoire d’analyse sera transféré à N’Zérékoré et les analyses des échantillons prélevés se feront sur place pour éviter une lenteur dans le traitement des cas.

« D’ici le samedi prochain, nous avons transféré un labo à N’Zérékoré. Au lieu d’amener les échantillons jusqu’à Conakry, on va les amener directement dans la ville de N’Zérékoré. Nous voulons que les gens se présentent. Un suspect a toutes les chances d’être sauvé. Une équipe d’intervention partira de Conakry pour aller préparer la communauté pour qu’elle puisse accepter la vaccination afin que la Guinée en six semaines on puisse arrêter cette nouvelle résurgence. Nous nous sommes fixés d’ici le 31 mars pour qu’on ne parle plus de cas d’Ebola à Gouéké », a affirmé Dr Sakoba Keïta.

Plus loin, le Directeur général de l’ANSS a loué les acquis de la première apparition de la maladie à virus Ebola en 2014.

Selon Dr Sakoba Keïta ces acquis permettront de maîtriser rapidement la nouvelle résurgence. « Si en 2014, la maladie a commencé en mi-décembre 2013 et on s’est rendu compte qu’en février 2014 et la maladie n’a été confirmée que le 23 mars 2014. Regardez le temps et on n’a même pas pu confirmer en Guinée, il a fallu qu’on envoie à Lion. Cette fois-ci ça n’a même pas fait une semaine, les échantillons sont parvenus à Guéckédou et on a fait une confirmation locale et on a aujourd’hui près de six laboratoires qui peuvent confirmer Ebola. C’est un acquis de la riposte. Grâce aux acquis de Ebola, on avait déjà construit des centres de traitement épidémiologique à N’Zérékoré et même à Gouéké qui a l’un des meilleurs centres de santé du pays. Donc on a les infrastructures et on a des gens qui ont fait le traitement Ebola pendant deux ans et notre réactivité s’est beaucoup améliorée », a-t-il rassuré.

 

Diop Ramatoulaye

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