Soronkoni: un activiste dénonce tortures et terrorisme qui “n’honorent pas la gouvernance actuelle”

Soronkoni: un activiste dénonce tortures et terrorisme qui

Plusieurs jeunes arrêtés à Conakry et environs en marge des manifestations anti troisième mandat ont été déportés au camp Soronkoni situé à une trentaine de kilomètres de la région de Kankan. Certains ont été détenus pendant un mois et demi avant d’être relâchés le 29 mars dernier à Kagbelen aux environs de 2 heures du matin. Ces jeunes disent être victimes de mal nutrition, d’injures et de menaces. C’est du moins leur version.

Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’homme et membre du programme démocratie sans violences de la Baïonnette intelligente a condamné ces actes. “En tant qu’activiste des droits de l’homme, je condamne avec la dernière énergie cette pratique rétrograde d’usage de la torture malgré que la Guinée ait ratifié toutes les conventions relatives à la promotion et à la protection des droits de l’homme notamment la convention relative aux droits civils et politiques qui stipule à son article 7 que nul ne doit être soumis à la torture, au traitement inhumain et dégradant. Il y a une culture de terrorisation  des citoyens.

Il y a cette pratique surtout psychologique dans des témoignages pathétiques des victimes. Non seulement il n’y avait pas un droit à la nourriture saine, mais aussi parmi eux il y avait trois personnes qui ne jouissaient pas de leurs capacités mentales, pas de communication avec le reste du monde. Ce sont des pratiques de tortures qu’il faut condamner avec la dernière énergie et demander une commission d’enquête impartiale, indépendante afin que les responsabilités soient situées pour que plus jamais ça dans notre pays”, a t-il dénoncé.

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Plus loin, Kaly Diallo indique qu’il y a déjà une plainte contre les présumés auteurs de ces “enlèvements”. Parce que, dit-il, ce sont des enlèvements par des services qui ne sont pas habilités à arrêter des gens et en violation de toutes les règles et procédures établies dans le code pénal et le code de procédure pénale.

Ces pratiques, conclut-il, n’honorent pas la gouvernance actuelle, ce sont des pratiques qui ne doivent plus exister dans un état de démocratie.

Diop Ramatoulaye