Sortie du ministre de la Justice : la réaction à chaud de Bah Oury

Remaniement gouvernemental, installation des conseils de quartiers: Bah Oury déshabille le plan d'Alpha Condé

La sortie du ministre de la Justice au cours de laquelle il a déclaré que “la nouvelle constitution est applicable et opposable à tous”, continue à susciter des réactions. Après le Barreau de Guinée, les adversaires du régime d’Alpha Condé commencent aussi à se faire entendre. Quant à Bah Oury que Guinée114.com a joint au téléphone, il parle d’un  “crime contre la confiance publique”.

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« Que le ministre de la Justice se donne le pouvoir de définir quel est le texte qui sera considéré comme la Constitution de la République de Guinée, prouve que nous sortons totalement du cadre de l’Etat de droit parce que cela veut dire que c’est l’impunité qui l’emporte au détriment du respect scrupuleux des fondamentaux du droit. Ils ont proposé un texte de manière très controversée et dans des conditions de troubles, ils ont organisé un semblant de référendum et je rappelle que le texte proposé a été publié dans le journal officiel, ce qui lui donne un caractère très officiel. C’est ce document qui a été proposé au référendum de 22 mars. Après le 22 mars, ils nous sortent un autre texte promulgué qui n’a rien à voir dans le fond et dans la forme avec le texte initial. Au point de vue du droit, cela veut dire que c’est un crime contre la confiance publique qui vient d’être commis. Donc, un crime ne peut pas servir d’éléments pour imposer un texte qui n’est pas du tout approuvé et ni présenté à la population quel que soit notre point de vue par rapport au référendum du 22 mars. Au point de vue du droit, indépendamment de ma prise de position, la Guinée se retrouve aujourd’hui dans un vide Constitutionnel. La déclaration du ministre de la Justice ne peut pas, par un simple communiqué, octroyer une Constitution à la République de Guinée alors qu’il y a toute une batterie de procédures législatives et juridiques pour consacrer une loi fondamentale dans un État de droit ».

Décryptage de Diop Ramatoulaye

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