Violences post-électorales à N’Zérékoré: la Jeunesse Consciente de Guinée (JCG) condamne

Le double scrutin législatif et référendaire du dimanche 22 mars 2020 a été émaillé de violences et de dégâts matériels importants à Conakry comme à l’intérieur du pays notamment  à N’Zérékoré où des pertes en vies humaines et de destructions d’édifices publics et privés ont été enregistrés. Cet état de fait n’a pas laissé la structure dénommée la Jeunesse Consciente de Guinée (JCG) indifférente.
Dans une déclaration lue par Moïse Togba Haba  président de l’association ce jeudi, 26 mars 2020, ces jeunes natifs de la forêt ont déploré ces faits avant de condamner l’attitude de certains fils de la région.
Vous pouvez constater que les faits malheureux qui ont succédé la tenue de la toute dernière édition électorale dans la région administrative de N’zérékoré ne peuvent laisser aucun guinéen indifférent. Encore moins les personnes qui courent à travers cette région et qui se sentent attachées à elle par des intérêts qui transcendent le cadre matériel et financier. Nous ne sommes pas là parce que nous sommes de façon particulière les fils de la forêt. C’est un organisme qui est ouvert à tous les jeunes de ce pays, mais vu que le contexte actuel voudrait que nous nous pensions tous sur ce qui se passe à N’zérékoré.
Nous ne sommes pas là pour situer les responsabilités, nous ne sommes pas là non plus pour apporter un jugement aux personnes qui ont été des instigateurs de ce qui se passe actuellement à N’zérékoré, ce qui n’est pas un fait nouveau. Si vous voyez que nous avons fait de cette crise une préoccupation, c’est parce que depuis 1991, nous sommes pratiquement au neuvième affrontement ethnique dans la cité de N’zérékoré.
Nous déplorons les faits qui se sont produits et condamnons bien sûr les velléités qui ont suivi ces affrontements. Nous condamnons également l’attitude ou les attitudes irresponsables de certains guinéens, certains fils et filles de la communauté de la région forestière qui, derrière leurs petits téléphones, se permettent de divulguer des informations qui sont de nature à envenimer la situation de la région”, a-t-il déclaré.
 Moïse Togba Haha a aussi demandé que justice soit rendue aux victimes.
Mamadou Macka Diallo
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